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La jument

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La jument fait naître son poulain à la belle saison et a donc une période de reproduction située entre février et août. La gestation dure 11 mois. De ce fait, il faut pouvoir prévoir les ovulations et donc connaître le fonctionnement sexuel cyclique de la jument.

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L’ensemble des évènements conduisant à la reproduction implique l’intégration des données émises par l’environnement et la coordination de toutes les fonctions biologiques nécessaires. La jument est un mammifère reproducteur caractérisé par une certaine saisonnalité et une cyclicité qui sont en relation avec un niveau comportemental. Les hormones sont des facteurs fondamentaux de tout ce processus. Pour la jument, il s’agit des stéroïdes (oestrogènes et progestérones) et des gonadotrophines d’origine hypophysaire (FSH et LH).

La saisonnalité de la jument

La saisonnalité est l’alternance entre l’anoestrus (automne, hiver) et l’activité cyclique (printemps, été). Elle est gouvernée par le système nerveux central (cerveau et annexes).

Durant l’anoestrus, les ovaires sont peu actifs, les follicules se développent peu ou pas du tout. Il n’y a pas d’ovulation. En activité cyclique, la croissance folliculaire conduit à l’ovulation et à l’apparition d’un corps jaune avec successivement acceptation et refus du mâle.

En fait, l’hypothalamus intègre les messages émis par l’environnement et recueillis par le cerveau. Il les transforme en messages hormonaux. Le message le plus signifiant de la saison pour le cerveau est la durée de la nuit. La mélatonine, hormone sécrétée, pendant la phase obscure, par la glande pinéale (épiphyse) indique au cerveau la durée de la nuit. Cette durée est interprétée par l’hypothalamus. Le passage des jours courts aux jours longs (belle saison) déclenche la sécrétion par l’hypothalamus d’une hormone : la GnRH (Gonadotrophin Releasing Hormone). Ce sont donc les jours longs qui induisent la sécrétion de GnRH. Cette hormone stimule la sécrétion de LH et FSH par l’hypophyse (de façon identique pour tous les mammifères).

Avec la domestication, les circonstances environnementales sont favorables : abondance de la nourriture, habitat constamment confortable…. De ce fait, le cerveau ne juge plus nécessaire d’être strict en matière de saisonnalité et on observe parfois des juments en activité cyclique toute l’année.

La cyclicité de la jument

Elle se caractérise par la survenue d’ovulation qui entraîne la succession de périodes de chaleurs (oestrus) et de périodes de refus du mâle (dioestrus).

La cyclicité résulte d’un dialogue entre l’hypophyse et l’ovaire dans lequel les hormones sont les messagers. L’hypophyse est renseignée sur l’état de l’ovaire par les stéroïdes et adapte sa sécrétion de gonadotrophines afin d’aboutir à l’ovulation.

Sous l’influence de GnRH (sécrétion induite par les jours longs à l’hypothalamus), l’hypophyse sécrète ainsi 2 hormones (gonadotrophines) :

  • FSH qui stimule la croissance folliculaire
  • LH qui déclenche l’ovulation

Outre la vidange du liquide folliculaire et le dépôt de l’ovocyte dans l’oviducte, un des événements fondamentaux de l’ovulation est en effet la transformation des cellules de la granulosa en cellules aptes à synthétiser et à sécréter de la progestérone. Ces cellules s’organisent ainsi en corps jaune. Cependant la LH entretient la sécrétion de progestérone par le corps jaune.

L’ovaire

De son côté, l’ovaire sécrète 2 hormones (stéroïdes) :

  • Oestrogènes (par les follicules)
  • progestérone (par le corps jaune)

L’hypophyse interprète un taux d’œstrogène bas en augmentant la sécrétion de FSH. Ainsi c’est le taux élevé des oestrogènes en présence d’un follicule préovulatoire qui déclenche la décharge ovulante de LH (et arrête la sécrétion de FSH).

La présence de progestérone renseigne ensuite l’hypophyse sur la présence d’un corps jaune sur l’ovaire. La sécrétion de LH sous forme de décharge n’est donc plus requise et on n’observe pas de pic de LH pendant cette phase dite lutéale.

Les stéroïdes agissent sur le cerveau en régulant le comportement de la jument. Ils traduisent ainsi son état physiologique dans les relations qu’elle entretient avec ses congénères.

Puis en l’absence de gestation (c’est-à-dire absence de signal embryonnaire), l’utérus émet des décharges d’une nouvelle hormone, la prostaglandine. Cette hormone provoque la destruction du corps jaune (lutéolyse) et en conséquence l’arrêt de la sécrétion de progestérone. Ainsi, cela signe l’initiation d’une nouvelle poussée folliculaire.

Remarque

En effet, une des principales particularités de la jument est la variabilité de la longueur de ses cycles ou de ses parties.

Niveau comportemental de la jument

Une jument cyclique présente en effet une alternance de chaleurs et anoestrus. Ainsi les chaleurs ou oestrus se caractérisent par :

  • le comportement de chaleurs c’est-à-dire l’acceptation de la saillie par la jument ;
  • la présence sur l’ovaire d’un ou plusieurs gros follicules en croissance. Ce qui aboutit à l’ovulation de l’un d’entre eux (phase folliculaire) ;
  • l’ouverture du col de l’utérus, la présence de glaires cervicales, l’humidification du vagin ;
  • un taux d’oestrogènes élevé.

La jument se prépare à la saillie et à la fécondation.

L’absence de chaleurs ou anoestrus se caractérise ainsi par :

  • le refus de l’étalon ;
  • un corps jaune fonctionnel (phase lutéale) qui sécrète la progestérone ;
  • la fermeture du col ;
  • un taux de progestérone élevé.

Relation entre le comportement de chaleurs et l’ovulation

Que les juments extériorisent bien ou mal leurs chaleurs, le développement folliculaire la veille de l’ovulation est en effet exactement le même.

Fait unique par rapport aux autres femelles des différentes espèces, la jument peut en effet extérioriser des chaleurs. Alors même qu’elle n’est pas fécondable (inactivité ovarienne, castration, gestation). Ceci aurait la fonction biologique de maintenir l’étalon près des juments, donc d’augmenter la cohésion du troupeau. D’autre part, elle peut avoir un comportement de chaleur très variable, donc difficile à interpréter.

Ovulation

L’ovulation de la jument a lieu à la fin des chaleurs. Cependant 69% des ovulations ont lieu au cours des 2 derniers jours de l’oestrus. 11% se produisent le 1er jour de refus. Entre les juments ovulant tôt, avant la fin des chaleurs, et celles ovulant tard, au moment ou après la fin des chaleurs, il n’y a en effet pas de différence au niveau de la taille du follicule préovulatoire et du nombre de gros follicules. De même, il n’a jamais été montré d’influence de l’âge, de la race et de l’alimentation sur cet intervalle fin d’oestrusovulation.

La Jument
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